«Toutes les reproductions et textes sont tirés du Net»
Aller au contenu

Menu principal :

2017 > Avril

Henry Darger est né un 12 avril


Henry Joseph Darger, Jr (1892-1973) est né à Chicago

Henry Joseph Darger, Jr., est un créateur d'art brut, un écrivain et peintre américain dont l'œuvre principale, composée tout au long de sa vie de solitude, est un récit épique, illustré, de quinze mille cent quarante trois pages (15,143), appelé The Story of the Vivian Girls, ou «The Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion.»

Darger y raconte la violente guerre entre les Angéliques et les Hormones. Plus de 300 compositions (aquarelle, dessins, collages) accompagnent et complètent le récit, donnant naissance à une œuvre graphique unique et originale.
La mère de Darger meurt lorsqu'il a quatre ans. Il est bien traité par son père avec lequel il vit jusqu'en 1900. Son père décédé, Henry est pris en charge par un établissement catholique.

Le comportement de Darger y perturbe ses camarades qui ne tardent pas à le traiter de fou. Il parle seul, de manière irrépressible et inopinée. Il est probablement affecté par le syndrome Gilles de la Tourette. Persuadé d'avoir un don lui permettant de savoir quand les adultes lui mentent, il se montre très rétif à toute forme d'autorité. Sa masturbation récurrente finira par le faire interner en 1905.

Henry séjourne durant plus de sept ans à l'Institut Lincoln (Illinois), réputé pour la sévérité des traitements infligés aux internés. Il tente de s’en évader à plusieurs reprises.

À 16 ans, lors de sa troisième tentative d'évasion, il parvient à regagner Chicago. Il y trouve l'aide et le réconfort de sa marraine. Elle lui trouve un emploi de portier dans un hôpital catholique où il travaille jusqu'à sa retraite, en 1963.
Darger commence alors à régler sa vie selon un emploi du temps immuable. Catholique dévot, il assiste à la messe jusqu'à cinq fois par jour. Il collectionne et amasse des détritus de toutes sortes (jouets, figurines religieuses, images de saints, chaussures, pelotes de ficelles, magazines et bandes dessinées).

De 1930 à 1973, Darger occupe la même chambre à Chicago, au 851 W Webster Avenue, non loin du Lincoln Center Park, dans le quartier de North Side. C'est là qu'il se consacre secrètement à l'écriture et à la peinture. Personne ne sait combien de temps lui ont demandé la composition de son œuvre. Outre Les royaumes de l'irréel, il a rédigé son autobiographie L'Histoire de ma vie, en cinq milles pages.

Ce n’est qu’après sa mort que l’œuvre à laquelle il avait travaillé toute sa vie est découverte. En 1973, Nathan et Kiyoko Lerner, les propriétaires de l’appartement loué par Darger, mettent au jour les réalisations de l’artiste. Lerner perçoit immédiatement l'intérêt du travail de son locataire et se charge de créer une fondation destinée à mettre ce fonds en valeur. Il aidera beaucoup à la réalisation du documentaire de Jessica Yu sur la vie et l'œuvre de Darger.

Henry Darger est inhumé au cimetière All Saints de Des Plaines (Illinois), dans le carré réservé aux personnes âgées des petites sœurs des pauvres. Sur sa pierre tombale, il est décrit comme un artiste et un « protecteur des enfants ».

Son œuvre raconte les aventures des filles de Robert Viviam, les sept princesses du royaume Abbieannia, en proie aux attaques répétées et violentes du diabolique John Manley. À la tête du domaine de Glandelia, ce dernier menace de réduire en esclavage tous les enfants d'Abbienne. Les sept sœurs sont à la tête d'une rébellion acharnée, aidées par leurs légions de fillettes prêtes à en découdre.

Parmi ces vaillantes petites filles, le lecteur retrouve de géantes créatures aux ailes de papillons, les «blengins».  Leur corps couverts d'écailles se terminent en queues pointues. Le reste du bataillon se compose de jeunes filles pré pubères, souvent nues et pourvues d'organes génitaux masculins. Nombre d'entre elles sont sacrifiées à la barbarie des hommes de Manley.
L'écriture de Darger est directe. Les descriptions les plus crues peuvent aller jusqu'à laisser entendre au lecteur les rires forcés des fillettes se transformer en cris de souffrance. Son style comporte également de nombreux emprunts fleuris à la littérature victorienne.

Ses capacités de dessinateur étant limitées, Darger s'inspire des comics américains et les copie. Il les découpe, les fait agrandir et démultiplier au rayon photographie du bazar local. Une fois muni d'une infinité de formats, il les décalque pour former des compositions souvent très complexes, pourvues de nombreux plans. Il montre ensuite l'étendue de son talent de coloriste. Il manie aisément les contrastes, sachant rehausser des palettes de tons fades, à certains endroits, par des couleurs éclatantes, des rouges sang ou des jaunes vifs.

Au début, considéré uniquement comme un Art brut, l'œuvre de Darger quittera progressivement son statut marginal. « Sa complexité thématique, sa sophistication technique et son amplitude narrative sont peu à peu mieux comprises. L'oeuvre  occupe désormais une place singulière parmi les œuvres visionnaires les plus novatrices et les plus profondément personnelles du XXe siècle. ». Texte tiré de Wikipédia




Henry  Joseph Darger, Jr (1892-1973) est  né à Chicago.

Henry Darger sur You Tube

The Realms of the Unreal
Henry Darger | Down the Rabbit Hole
The Secret Life and Art of Henry Darger
Realms of the Unreal and the Henry Darger Archives
Henry Darger at Andrew Edlin Gallery
2013: Panel Discussion - Who was Henry Darger?
Revolutions Of The Night: The Enigma Of Henry Darger - Trailer.mp4



Pour me contacter:
Dernière mise à jour:
Le 22 Septembre 2017
Conceptrice: Hélène Leclerc
Retourner au contenu | Retourner au menu