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Artistes

Serge Lemoyne

Serge Lemoyne, artiste peintre québécois,  voit le jour le 13 juin 1941 à Acton Vale au Québec. En 1958, il s'inscrit à l'École des Beaux-arts de Montréal.  Mais, comme le croquis d'après modèle vivant ou de plâtre n'a rien pour exalter un peintre qui se dit «terroriste culturel. » il s’en voit exclu en 1960.

Lemoyne n'est pas un peintre traditionnel qui se contente de dessiner ou de produire des toiles qui se retrouveront sur le marché de l'Art,  qu'on exposera dans les musées, qui seront réservées aux riches et / ou  instruits. Lemoyne propose plutôt aux québécois un art qui s’intègre au contexte politique de la Révolution tranquille. Il veut rapprocher l'Art abstrait et le public. Dès le début de sa carrière, il privilégiera cette relation sociale et participative entre l’œuvre d’art, l’artiste et le spectateur. Lemoyne affirme que son art visait essentiellement à trouver un plus large public pour l'art contemporain, à démystifier le rôle même de l'artiste. »

Pour décloisonner l'art, afin de faire participer les gens, leur faire prendre conscience de la diversité de la création, Lemoyne puisera dans tous les médiums et disciplines artistiques à la fois. Il construira son œuvre en transgressant les règles et en redéfinissant les conventions. Lemoyne ne sera pas seulement un peintre. Il sera un artiste  conceptuel  multidisciplinaire.  
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Dès les années 60 il créera des « happenings », des événements, des installations en plus de ses peintures. Dans la foulée des courants artistiques américains, Lemoyne trouve ce moyen d'expression qui lui sied. Il est reconnu comme un des premiers artistes à transposer le «happening» au Québec.

Aux USA, dans les années 50, le happening était une  performance, un événement ou une situation qui pouvait être considéré comme un art.  Le happening new-yorkais souhaitait sortir l’art des musées et des galeries;  démocratiser l’art et de le rendre plus accessible. Il cherche à briser les barrières entre l'art et le public.
Les happenings «made in Québec» vont se transformer en mégas parties  où se produiront un grand nombre d’artistes, de toutes disciplines. À ces parties, on invitera le grand public.
    
Si Lemoyne est un animateur / agitateur social, un artiste des médias sonores, visuels et électroniques, il n’en reste pas moins un peintre infatigable. Il est l’artiste post moderne québécois le plus audacieux. Il emprunte au langage Pop Art et à celui de la peinture gestuelle, notamment avec les coulées de peinture, pour créer sa série de tableaux mi-figuratifs, mi-abstraits de la série Bleu Blanc Rouge.

C’est sans conteste durant cette période dite «Bleu blanc rouge» que Lemoyne marqua le plus l’imaginaire des Québécois. Sur le thème de l’équipe des Canadiens de Montréal, dont il reprend les couleurs emblématiques,  il réalise plusieurs acryliques sur toile et sérigraphies, et effectue des performances au cours desquelles il projette ―  au moyen d’un bâton de hockey, des rondelles enduites de peinture ― sur ses toiles. En 1969, il expose à la Galerie 20/20 à London, en Ontario qu'il  transforme alors en patinoire de hockey. Son tableau le plus caractéristique de la série est sans doute Dryden  peint en 1975 à partir d'une photographie du gardien Ken Dryden.




C’est sans conteste durant cette période dite «Bleu blanc rouge» que Lemoyne marqua le plus l’imaginaire des Québécois. Sur le thème de l’équipe des Canadiens de Montréal, dont il reprend les couleurs emblématiques,  il réalise plusieurs acryliques sur toile et sérigraphies, et effectue des performances au cours desquelles il projette ―  au moyen d’un bâton de hockey, des rondelles enduites de peinture ― sur ses toiles. En 1969, il expose à la Galerie 20/20 à London, en Ontario qu'il  transforme alors en patinoire de hockey. Son tableau le plus caractéristique de la série est sans doute Dryden  peint en 1975 à partir d'une photographie du gardien Ken Dryden.

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La maison familiale

À la mort de sa mère, Lemoyne hérite de la maison familiale ― un ancien magasin général situé près de la gare à Acton Vale ― en fort mauvais état. Dépourvu de moyens pour la restaurer, il s'en sert de diverses manières. Comme atelier d'abord,  pour y exposer ses propres œuvres; comme canevas sur lequel il intervient, et où tous sont  invités à laisser leur marque au cours d'événements. Comme source d'inspiration lors de la création de séries de tableaux et de sculptures...

La municipalité, qui n'apprécie pas  la démarche de Serge, finit par exiger la restauration ou la destruction du bâtiment devenu  «danger public».  Il y eut deux procès qui s'étirèrent sur plusieurs années. La maison fut à deux reprises déclarée oeuvre d'art en progression, sous la protection du ministère des Affaires culturelles.

«Dans la nuit du 1er septembre 2000, deux ans après la mort de l’artiste, la maison œuvre d'art, est détruite par un incendie. L'enquête révèle que deux foyers d'incendie ont été allumés, l'un au rez-de-chaussée et l'autre à l'étage, ce qui ne laisse aucun doute quant à l'origine du sinistre. »

«Un incendie criminel c'est toujours un crime contre la propriété, mais dans le cas de la maison de Serge Lemoyne, c'est un crime contre l'Art.
Alain Lacoursière ― Art sous enquête, saison 1, épisode 6


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Mort de Serge

Le 12 juillet 1998, Serge Lemoyne, l'artiste rebelle décède des suites d’un cancer. Il avait 57 ans. Avant de disparaître, Lemoyne eut le temps d'installer sur son terrain un ensemble de blocs de béton peints à sa manière, et destiné à devenir son tombeau. C'est dans ce cube que ses cendres furent déposées. Suite à l’incendie criminel,  devant l'arrivée précipitée des bulldozers de la ville qui venaient raser les restes de la demeure, la Fondation Lemoyne obtint le droit de ramasser les morceaux qui restaient qu’on entreposa. À la place de la maison on trouve aujourd'hui un petit parc où a été érigé une sorte de kiosque tout joli, qui  reprend les motifs chers à Lemoyne. Quant au cube en béton, urne géante, il a été recouvert de planches de bois pour faire «plus propre»...

Fervent nationaliste, Serge Lemoyne fut trois fois candidat lors d'élections fédérales (une première fois comme candidat du Parti Poétique, en 1970 et deux fois comme candidat du Parti Rhinocéros, en 1984 et en 1989).


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Le masque
Bleu Blanc Rouge
pointe-etoile_1977
Serge Lemoyne Hommage à Matisse

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Dernière mise à jour:
Le 22 Septembre 2017
Conceptrice: Hélène Leclerc
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