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Artistes



La famille

Famille



La flagellation de notre Seigneur Jésus-Christ

La flagellation de notre seigneur Jésus Christ



Portrait de femme

Portrait d'une jeune femme









Après le bain

After the bath (1894)







Dante et Virgile aux enfers

Dante et Virgile aux enfers




Portrait de jeune fille

Portrait d'une jeune fille








La grande soif

La grande soif

William Bouguereau nait un 30 novembre

William Bouguereau, naît le 30 novembre 1825 à La Rochelle,  dans une famille de marchands de vin et d'huile d'olive.  
Il semble d'abord destiné à prendre la relève dans l'affaire familiale. Puis, un oncle  lui fait découvrir la peinture classique, la mythologie ainsi que la symbolique de l'image biblique.

Très tôt, William fait preuve d'un grand talent. Son père lui permet de s'inscrire à l'École des Beaux-Arts de Bordeaux, où il remporte un premier prix en dessin d'anatomie. À cette époque, il gagne de l'argent en dessinant  des étiquettes pour des pots de confitures et de conserves.
En 1846, il entre aux Beaux-arts de Paris.  Il obtient le Premier Prix de Rome en 1850 et se voit accorder  une  bourse d'étude de l'Académie des beaux-arts lui permettant  de poursuivre sa  formation en Italie.
C'est vers cette époque qu'il rencontre le marchand de tableaux  Paul Durand-Ruel  qui plus tard deviendra le champion des impressionnistes mais qui à cette époque  facilite l'achat de toiles académiques exposées aux Salons.
En 1876, Bouguereau  obtient la médaille d'honneur au Salon puis devient membre de l'Académie des beaux-arts. II sera plus tard membre du jury du Salon.
En 1885, il est élu président de la Fondation Taylor, fonction qu'il occupera jusqu'à la fin de sa vie. Il travaille aussi à de grands travaux de décoration, notamment pour l'hôtel de Jean-François Bartholoni, et fait aussi le plafond du Grand-Théâtre de Bordeaux.
Bouguereau est un ardent  défenseur d'un Art académique et traditionnel. Sa peinture est  empreinte de réalisme et de mythologie.
Ses tableaux renvoient aux thèmes déjà repris par la Première Renaissance et le Néoclassicisme.
Le peintre a abondamment traité des sujets allégoriques, de nombreuses scènes idylliques, champêtres et bucoliques,  un bon nombre de ses tableaux illustrent également les thèmes des liens familiaux et de l'enfance. Les paysannes de Bouguereau sont propres et roses, ses jeunes filles chastes et modestes, ses déesses délicatement suggestives.
Illustrant autant les mythologies chrétiennes que païenne,  Bouguereau  donne  vie à des légions de nymphes, de naïades, de  bergères et de madones très prisés par les amateurs de l'époque.
Pour Bouguereau, le dessin est primordial, la couleur, sagement enfermée dans ses contours, est appliquée selon la technique du glacis, la touche est invisible.  Ce qui est tout le contraire de la peinture moderne qui tente alors de se faire une place sur le marché.

Mais son thème de prédilection, celui qui revient dans toutes ses peintures, c'est la femme.  Le nom de Bouguereau est associé à un  genre du nu académique, sensuel qui lui vaudra le plus de succès.
Ses compositions mythologiques qui servent de prétexte au  nu féminin;  ses représentations d'un  monde idéal dans un style quasi photographique séduisent le grand public français.  William Bouguereau est l'un des artistes favoris de la bourgeoisie bien pensante du Second Empire, de la III° République;  une nouvelle clientèle bourgeoise, de classe moyenne,  entiché de peinture académique.
L'œuvre peinte de Bouguereau contient plus de 800 toiles, dont beaucoup se trouvent aujourd'hui en Amérique. La raison de cet exil, est que s'il fut populaire en Europe,    Bouguereau a eu aussi énormément de succès auprès des acheteurs outre-Atlantique.
Les millionnaires américains   considéraient  Bouguereau comme  l'artiste français le plus important du moment. Ils achetaient ses toiles à prix d'or.
Bouguereau fut si recherché par les Américains qu'en 1878 lors de la première rétrospective de sa peinture pour l'exposition internationale de Paris, l'État ne peut rassembler que douze œuvres. Le reste de sa production étant localisé aux États-Unis.
Pour satisfaire le plus de monde possible, Bouguereau passe  un contrat avec la maison d'édition Goupil pour la commercialisation de reproductions en gravure de ses œuvres.
Mais l'appréciation de Bouguereau ne fait pas l'unanimité.  En pleine gloire,  il se voit  décrié, maltraité  par l'Avant-garde impressionniste. Bouguereau est membre du jury du Salon.  En cette qualité, il  ferme la porte du Salon aux impressionnistes.
Ces derniers se vengent en inventant le terme"bouguereauté" pour désigner, d'une façon dérogatoire, la façon de faire «léchée àl'extrême» du peintre.

Plus tard, lorsque cette Avant-Garde obtiendra les faveurs du marché, qu'un public se formera à l'appréciation de l'Art moderne, l'académisme de Bouguereau tombera en désuétude. Le peintre sera déconsidéré en Europe et partout.
Jusque vers la fin du XXe siècle ― dans un contexte où l'influence du modernisme grandit en histoire de l'art pour en devenir finalement le courant officiel ― l'Art de Bouguereau se trouvera discrédité,   sévèrement critiqué et mis à l'index même par une pensée moderniste favorable à l'art d'avant-garde.
Pendant des décennies, les peintres académistes connurent une dévaluation significative. Leurs noms  ont même fréquemment disparu des encyclopédies généralistes et des enseignements artistiques ou furent simplement mentionnés comme celui d'un exemple à ne pas suivre.

Puis,  à partir des années soixante, Salvador Dalí contribuera à la redécouverte de Bouguereau en manifestant  son admiration pour sa peinture.  Depuis l'exposition rétrospective de ses œuvres organisée au Petit Palais à Paris en 1984, la réputation deBouguereau s'est progressivement améliorée, sur fond de controverse entre partisans et opposants au retour en grâce de la peinture académique.
Pour plusieurs, Bouguereau représente une façon impeccable de représenter. Il définit le bon goût et le raffinement et un respect des traditions.  Pour les autres, il était un technicien compétent  mais attardé, dans une époque révolue.
La peinture académique, le grand réalisme, sont pour le peintre  un prétexte pour faire montre d'un époustouflant talent de dessinateur, capable de saisir toutes les attitudes du corps humain, également de se commettre dans le registre érotique sans toutefois verser dans la grivoiserie.
Voir l'oeuvre de Bouguereau à l'adresse suivante:

http://www.bouguereau.org

Dernière mise à jour:
Le 25 octobre 2017
Conceptrice: Hélène Leclerc
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