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Wireman de Philadelphie

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The Philadelphia Wireman est le nom donné à un artiste américain inconnu qui a réalisé vers 1970, environ 1 200 petites sculptures en fil de fer.
Les sculptures,  retrouvées en 1982, dans une rue de Philadelphie,  dans des sacs poubelles et des cartons, étaient  vraisemblablement destinées
au dépotoir. On ne sait rien de l'auteur ni de ses motivations, mais on pense que les pièces ont été abandonnées après sa mort.
Le   propriétaire de l'appartement où il habitait, croyant que les pièces n'avaient aucune valeur, les aura mise à la rue, pour que les éboueurs les ramassent.

La collection est constituée pour l'essentiel de sculptures composées de divers objets enserrés dans du fil de fer  et de quelques dessins abstraits.
La plupart des pièces mesurent entre 4 et 6 pouces de long.  Elles tiennent confortablement dans le creux de la main, comme un talisman.

Pour réaliser ses sculptures, Wireman  a étroitement enserré de fil de fer ―  comme s'il avait fabriqué un exosquelette ― une quantité d'objets variés incluant morceaux de plastique, tesson de verre, emballage de nourriture, morceaux de parapluie, piles, stylos, morceaux de cuir, écrous, boulons, clous, vis, pièces de monnaie, montre, lunettes, outils, bijouterie…

Un soir, en  1982,  Robert Leitch, un étudiant en graphisme, rentre tranquillement chez lui  lorsqu'il aperçoit, dans une ruelle, des cartons remplis de petits objets. Il charge les caisses  dans sa voiture et rentre chez lui.

Les cartons resteront dans son sous-sol durant quelques années.  Au cours des ans, Leitch  donne quelques pièces en cadeau.  En 1985, un ami qui lui rend visite aperçoit quelques-unes une des petites sculptures sur une table. Elles lui rappellent des amulettes africaines.

Il convainc Leitch de les faire voir au propriétaire de la galerie Ollman située géographiquement à quelques rues de l'endroit où les pièces furent trouvées.

Le propriétaire de la galerie enquête, mais n'arrive pas à trouver l'identité de l'exécutant. On tente de retrouver l'endroit où Leitch a trouvé les sculptures  mais ses souvenirs  se révélèrent très vite embrouillées. Au cours des années, plusieurs étudiants tentent d'élucider le mystère, sans résultat.

Un montant est payé à Leitch. Un contrat donne à Ollman les droits de représentation de Wireman et de la mise en marché de ses œuvres.

En 1999, des visiteurs de passage à la galerie affirment avoir aperçu un afro-américain âgé, en train de fabriquer des pièces identiques.
On arrive même à situer l'individu sur la rue où furent trouvées les pièces. Aucune autre information n'est apparue depuis.

Ayant acheté la collection de Leitch en 1984 Ollman présenta les objets pour une première fois en sa galerie.



Une grande hostilité accueillit la collection au début dit Ollman. On se montra  très contrariés.

Certains m'accusèrent  d'avoir créé les pièces, d'avoir monté un arnaque. D'autres condamnèrent  l'élévation d'ordures au rang d'Art. Les média refusèrent d'en parler. Aucune exposition n'avait eu lieu en musée.

Mais depuis, tout a changé. Un musée de Baltimore consacré à l'Art visionnaire a été créé tandis que plusieurs institutions, aux USA et ailleurs  acceptent de monter des expositions. Au début, quelques amateurs  achetèrent, les sculptures pour $100.00 dit Ollman, mais depuis, le prix des œuvres varie de $2000.00 à $9000.00.

Cara Zimmermann: directrice du  Foundation for the Self Taught Artist croit que Wireman  doit être un homme parce qu'une certaine force est nécessaire pour plier le fil de fer. Elle ajoute que l'auteur des pièces doit être  un afro-américain  parce que les pièces furent trouvées dans un quartier historiquement  habité par des gens de race noire et qu'elles ressemblent à des objets rituels de culture africaine. Le «Wireman » doit être décédé et le  propriétaire de son appartement a dû larguer ses possessions, jugées sans valeur, pour qu'elles soient ramassées par les éboueurs.

Les petits objets de Philadelphia Wireman ont été classés comme  Art brut. L'art brut est un terme inventé par le peintre Jean Dubuffetpour désigner les productions de personnes exemptes de culture artistique. L'Art brut regroupe des productions réalisées par des non-professionnels de l'art,  œuvrant en dehors des normes esthétiques convenues (pensionnaires  d'asiles  psychiatriques, autodidactes isolés, médiums, etc.)

Dubuffet entendait par-là un art spontané, sans prétentions culturelles et sans démarche intellectuelle.  Dubuffet redéfinira souvent l'art brut, cherchant à le distinguer de l'art populaire, de l'art naïf, des dessins d'enfants.

Les Américains classent les objets de Philadelphia Wireman comme  «art outsider». L'Art outsider  (traduit de l'expression en anglais Outsider Art) désigne l'ensemble des créateurs marginaux, autodidactes, qui ont élaboré leurs œuvres dans la solitude et en dehors de l'influence du milieu artistique.

Les origines de l’art outsider aux États-Unis sont liées à la découverte de créateurs autodidactes et à la parution d’un livre, "They Taught Themselves: American Primitive Painters of the 20th Century de Sidney Janis", paru en 1942.

Par voie d'exposition, la galerie introduisit la collection sur le marché de l'Art. Depuis, les pièces ont été montrées dans divers musées, d'art contemporains à travers les U.S.A.


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Dernière mise à jour:
Le 22 Septembre 2017
Conceptrice: Hélène Leclerc
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